Seras-tu de retour au printemps ?

Seras-tu de retour au printemps ?

Mon amie, mon âme, en ma demeure.

Au printemps qui frissonne et fait danser les fleurs

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Mariage d’eau et de soleil à l’Isle sur la Sorgue

Danserons nous encore ?

Le sabbat sauvage et musqué

de la Terre et du Ciel

Présents, toujours nouveaux, et enlacés.

Joyaux

Sur cette route qui serpente

Je divague à l’âme.

Une pierre bleue scintille

au tréfonds de moi-même

Et Illumine d’un éclat étrange

les cavernes d’Ali Baba qui, j’en suis le premier étonné

Tapissent mon intérieur du reflet de leurs joyaux.

lune
Dans la caverne d’Ali Baba

Attachons nous à la pierre (ici réside le Royaume מלכות)

Attachons nous à la pierre

Et suivons le chemin aride.

Montons dans la caillasse

Qui blesse nos pieds et  nos mains.

Blessés aussi nos yeux par la dureté minérale qui émane de l’Espace.

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Marche silencieuse dans le désert du Néguev

Oublions aussi l’humidité qui console et la douceur des prés,

la quiétude du soir qui tombe et la douce lumière du soleil couchant sur les blés ondoyants.

Au loin toutefois: quelques tâches de verdure témoignent de la possibilité d’un renouveau.

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Séphira Malkhout (le Royaume)  calligraphiée par Frank Lalou

 

Alcôves maritimes

Dans les alcôves maritimes
Nos fiancées se languissent.

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Serons-nous bientôt des hommes
Aimants à leurs côtés ?
Ou des mutants à genoux
Implorant sans espoir la manne matérialiste
Qui jamais n’étanchera nos soifs d’absolu.

 

Comme en temps de paix

T’en souviens-tu, mon amour

Comme nous étions en temps de paix ?

Ta tête simplement penchée sur mon épaule

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Arbre et Soleil (dessein naïf de גל)

Nous contemplions rêveurs les tourbillons nacrés

Qui toujours naissent et meurent de la surface des torrents puissants.

« Nous sommes en paix, ici et maintenant » m’avais-tu dit.

Mon sourire acquiesçait.

 

La langue de ma muse

Depuis longtemps déjà,

ma muse s’amuse à me susurrer des mots d’amour

dans sa langue que je ne comprends guère.

Aveugle et sourd en mon royaume,

Je hume pourtant la vie qui sourd de terre

Résurgence têtue, impassible aux tourments

de la surface agitée des êtres en mouvement.

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             Surface agitée des êtres en mouvement (crédit photo: Frank Lalou)

Souffle ה dans le jardin d’Eden

Dans le jardin d’Eden
Ton souffle ה sur le miroir
d’une légère buée colora
Nos reflets entrevus à peine

Arbre_jardin_eden

Où le serpent s’était-il caché ?
Auprès de l’Arbre était-il lové ?
Mon Amour, ma promise, je t’ai vue nue
De nous qu’est-il advenu ?